Douce plage où naquit mon âme ;
   Et toi, savane en fleurs
Que l’Océan trempe de pleurs
   Et le soleil de flamme ;

Douce aux ramiers, douce aux amants,
   Toi de qui la ramure
Nous charmait d’ombre, et de murmure,
   Et de roucoulements ;

Où j’écoute frémir encore
   Un aveu tendre et fier –
Tandis qu’au loin riait la mer
   Sur le corail sonore.

dit par Jean ADRIAN

Paul-Jean TOULET (>Les Contrerimes, 1920)